Qui suis-je ?

J’ai toujours écrit.
D’aussi loin que je me souvienne, j’écrivais déjà toute petite des histoires, des pensées, des dialogues… Je l’affirmais : l’encre est mon sang ! Pourtant… en vivre, quelle idée ! Les années défilaient et mon entourage s’accordait à dire que l’on ne peut vivre de l’écriture que si l’on est Stephen King, cela étant d’ailleurs purement impossible (impensable !) une fois mis en ménage, qu’il faut bien vivre et ce, de la façon la plus sécurisée qui soit grâce à un emploi stable dans lequel il ne faut pas faire de vague pour obtenir le plus possible.
Cela me terrifiait.

Mais j’ai d’abord suivi ce schéma sans grande conviction, ne me sentant jamais « à ma place », alors quelques années après l’enchaînement de quelques jobs, j’ai tenté d’écrire à temps complet. Mais, je le comprendrais plus tard, ma vie était à ce moment là trop creuse, il me fallait des expériences, des coeurs crevés, des poitrines soulevées, des cerveaux éclatés, des états d’âmes cruels seuls capables de me guider sur la voie de la sagesse et de l’accomplissement. Je suis donc rentré à nouveau dans le système, j’ai vécu, j’ai eu deux enfants et suis même devenue entrepreneur dans plusieurs projets, j’ai lu, appris, expérimenté autant l’échec que la réussite, je me suis formée en autodidacte dans bien des domaines car ancienne cancre scolaire.
En fait je n’étais pas une cancre, j’étais trop libre, trop riche, pas faite pour ce moule d’éducation scolaire standard. Mais je me suis ensuite adaptée grâce aux bibliothèques, aux reportages, puis plus tard grâce à internet, que j’utilise encore aujourd’hui avec une infinie gratitude : quelle mine d’informations intarissable ! Je suis même devenue YouTubeuse, entre activité spirituelle et vidéos poétiques.

Enfin, un beau jour fait comme les autres mais merveilleusement illuminé par la grâce de l’estime de soi, j’ai compris qui j’étais, ce que je valais à mes propres yeux et qu’est-ce qui alimentait mes tripes depuis ma plus tendre enfance : l’écriture, la poésie, les mots, les plumes, l’encre, le papier, les livres, le rêve, le romantisme, la sagesse, l’onirisme. Voilà pourquoi je suis venue au monde, voilà ce que je veux offrir au monde. Voici ma vie, la vie telle que je veux la vivre, pleinement, passionnément, travailler sans travailler, écrire !

Je ne regrette pas que cette révélation fut si proche de la quarantaine car j’ai toujours écris, même mère de famille, même au fond du trou, même découragée, c’est l’acte sacré que je n’ai jamais cessé d’accomplir. Que je puisse en vivre si tard dans ma vie, ce n’est pas grave, ce n’est en rien un dommage sur mon existence car sans tout ce vécu, je n’aurais pas pu me sentir la force, la lumière et la volonté d’écrire tous le longs de mes jours pour distribuer mes pages et mes idées, dans la vie des lecteurs.

On pourrait se dire que vouloir la reconnaissance littéraire est assez vaniteux, et c’est souvent vrai. Moi, ce que je veux, c’est continuer mon métier de « semeuse de pleine lune » : mettre de la lumière dans les ténèbres des âmes, graine par graine, goutte d’eau par goutte d’eau. Le reste, je le laisse à la volonté de l’Univers et en suis par avance reconnaissante.

Je m’appelle Véronique Bacci, je suis auteure spiritualiste, poétesse et romancière. Ma richesse d’esprit m’impose de regrouper toutes ces facettes littéraires sous différents pseudonymes. Ainsi, Ange de Gaïa est pour la spiritualité et l’ésotérisme, Véronique Bacci pour les sujets de société, Lucy Dayrone pour la poésie et le roman. Je ne suis qu’une seule et même personne, mais je suis consciente qu’on ne peut pas aimer tout d’une personne tant on en voit le plus souvent qu’une face, qu’un trait de caractère, qu’une passion, ce pourquoi j’use de ces pseudonymes comme s’ils étaient un peu des « noms de collections » dans mon univers intérieur. 

Je me passionne pour tellement de choses, si vous saviez ! Tellement ! Alors pour ne pas vous donner le vertige, j’arrêterai ici cette présentation. J’y ai dit le principal, mais l’essentiel reste à dire : MERCI.

Véronique